Le message du général de corps d’armée (2S) Edmond BUCHHEIT, nouveau président du Trèfle, adressé aux participants à l’assemblée générale du 16 janvier 2015

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Le message du général de corps d’armée (2S) Edmond BUCHHEIT, nouveau président du Trèfle, adressé aux participants à l’assemblée générale du 16 janvier 2015

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Chers camarades,

Me voilà élu président du Trèfle et c’est pour moi un grand honneur de succéder au général Christian Brachet, de même qu’à certains de mes anciens supérieurs, anciens présidents du Trèfle.

La raison d’être du Trèfle est la solidarité :

 Ce début de présidence me donne l’occasion de réfléchir à la raison d’être du Trèfle dont je souhaite vous faire part à présent.

 En cette période où beaucoup de monde vit avec difficulté, où des doutes apparaissent partout, où la crise économique et la perte de sens de la vie engendrent maints désespoirs, il faut pouvoir se raccrocher à des institutions qui font sens en raison de leur objet qui, pour le Trèfle est la solidarité.

 Le Trèfle est en effet une société essentielle à notre communauté d’officiers en raison de l’entraide et de la solidarité qu’elle pratique au bénéfice de ceux qui sont dans la peine ou dans les difficultés. Il convient d’en prendre conscience et j’en appelle à la nécessité de promouvoir et de développer encore plus la solidarité. Cette solidarité s’entend en termes matériels, mais elle doit surtout être d’ordre non matériel, moral, psychologique, éthique etc…

Nous officiers vivons en général dispersés en raison des structures décentralisées de la gendarmerie. Ce qui constitue un lien entre nous est au plan juridique notre statut et au plan moral notre société d’entraide “Le Trèfle”. Cette association plus que centenaire a donc un motif d’existence noble.

Etant membres d’une communauté, nous nous sentons proches les uns des autres. Etre proches les uns des autres c’est communier, même de loin, aux joies qui nous touchent mais aussi aux peines et aux épreuves qui atteignent certains d’entre nous. Enfin, la solidarité doit aussi pourvoir s’exercer par l’organisation de rencontres entre membres et notamment les veuves. Cet aspect de la mission semble évident mais appelle des marges de progrès car dans beaucoup de départements, la reliance est quasi inexistante.

Le Trèfle élément de la cohésion des corps des officiers :

Outre la volonté d’adhérer aux Trèfle pour fonder la solidarité entre les officiers, il existe une deuxième raison d’adhérer qui tient au fait que le Trèfle fonde la cohésion des officiers et peut au besoin devenir le porte parole des officiers. Certes cet objet n’est pas dans les statuts mais il a commencé à exister à travers des communiqués et aussi des articles dans notre revue. Il correspond à une demande des adhérents.

Enfin, ayons conscience que le Trèfle, société d’entraide des élèves et des anciens de l’EOGN, a un lien très fort avec l’Ecole et peut constituer le creuset des promotions notamment si ces amicales ne se transforment pas en associations.

Toutefois nous avons des fragilités qui tiennent au nombre des adhérents. Certes nous sommes à un effectif important de 5200 mais il faut déplorer que la majorité est constituée par des officiers en activité et que seuls 1500 retraités continuent à adhérer. Or c’est à ce moment que l’on peut avoir le plus besoin de contact.

Une réflexion sur le Trèfle dans le nouveau paysage associatif autour de la gendarmerie :

Une dernière question mérite d’être abordée ; c’est celle de l’avenir du Trèfle. Le paysage des associations autour de la gendarmerie va en effet évoluer et nous devons nous interroger sur notre possibilité d’existence dans ce nouvel environnement. Avec la possibilité de voir se constituer à l’avenir, en cas d’évolution des statuts, des associations militaires professionnelles, il faut nous poser la question si la seule existence en tant que mutuelle vouée à la solidarité permettra au Trèfle d’exister encore. Certes, nous ne faisons pas double emploi avec les autres associations, mais la solidarité, toujours souhaitée, répond t-elle, à elle seule, aux attentes des adhérents et des futurs adhérents ou faut-il ajouter un autre objet. Je me donne donc comme mandat d’étudier cette question et de consulter pour évaluer la situation et mettre en évidence les options possibles, puis de les soumettre à votre examen.

Comme vous le constatez, nous avons un fort motif de fierté d’adhérer au Trèfle par la mise en place d’une belle solidarité. Prenons mieux conscience de cette mission et considérons le futur avec sérénité car nous sommes et nous resterons en tout état de cause un ensemble contribuant à la cohésion des officiers.