« Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts » (cet article n’est pas diffusé dans un but de provocation, mais pour informer nos lecteurs de l’état d’esprit qui règne chez  » RÉVOLUTION PERMANENTE  » ) ndlr

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« Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts » (cet article n’est pas diffusé dans un but de provocation, mais pour informer nos lecteurs de l’état d’esprit qui règne chez  » RÉVOLUTION PERMANENTE  » ) ndlr

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NDDL : la gendarmerie se prépare à des morts et le gouvernement réfléchit à l’annulation du projet

Alors qu’Édouard Philippe doit annoncer à la fin du mois si l’aéroport sera construit ou non, le gouvernement serait en train d’étudier une rupture de contrat avec Vinci. Si l’annulation du projet ne reste qu’une hypothèse, on sait déjà que l’État se prépare à réprimer et évacuer violemment les occupants des lieux.

Le gouvernement envisagerait, selon des informations de Franceinfo recueillies auprès d’un ministre, d’annuler son contrat passé avec Vinci. En effet, une clause concernant la construction et les droits d’exploitation de l’aéroport serait « tellement favorable au concessionnaire » qu’elle en deviendrait suspecte.

Cette clause, c’est celle qui oblige l’État à verser 350 millions d’euros à Vinci d’indemnités en cas d’abandon du projet. Face à cette somme faramineuse, deux motifs juridiques d’annulation du contrat pourraient être mis en avant : « l’enrichissement sans cause » et « l’aide directe à une entreprise ». Si ces motifs sont validés, il serait de ce fait possible de ne pas avoir à verser ces indemnités à Vinci, qui s’est assuré un plan B pour le moins confortable.

Cette étude sur la faisabilité d’une telle rupture n’est cependant pas un signe de prise de position du gouvernement. Matthieu Orphelin, député LREM s’est empressé de déclarer : « Aujourd’hui, aucun scénario n’est favorisé ». Dans tous les cas, c’est le scénario de la répression qui a d’ores et déjà été adopté par le gouvernement. La semaine dernière celui-ci prévoyait l’évacuation par la force de la ZAD.

Répression dans tous les cas

Ce sont entre trente et quarante escadrons de gendarmerie mobile, soit près de 2500 militaires qui s’apprêtent à être mobilisés pour réprimer et expulser les occupants, et ce, pendant deux à trois semaines minimum. En plus de ces milliers de militaires, gendarmes et CRS iront surveiller les axes routiers Nantes et Rennes en prévision de manifestations ainsi que des équipements de Vinci où des actions pourraient être prévues.

Pour ce qui est de l’équipement, là non plus les forces de l’ordre ne lésinent pas sur les moyens : véhicules blindés, et des moyens de l’armée de terre pour détruire les barricades, déloger les occupants et nettoyer les grands axes. Si depuis le meurtre de Rémi Fraisse à la ZAD de Sivens, les grenades offensives de type F1 ont été interdites, la gendarmerie dispose de tout un tas d’autres armes : grenades de désencerclement, lacrymo, lanceurs de balles de défense, etc. De quoi prévoir laisser libre cours aux violences policières.

A tel point qu’un dirigeant de la gendarmerie a annoncé, dans des propos recueillis par Le Monde : « Il y aura des blessés des deux côtés, voire des morts ». Jeu dangereux pour la gendarmerie et le gouvernement puisque ni l’un ni l’autre ne veulent salir leur image déjà bien entachée. Avec tout cette armée autant équipée, on ne peut prévoir que des « bavures ». Et il est certain que les médias seront pléthore et que des vidéos circuleront. « La gendarmerie devra être irréprochable, tout en subissant des gens qui n’ont rien à perdre. » Comment être très violent mais pas trop pour s’assurer une pas trop mauvaise comm, voilà toute la question de la gendarmerie. Pour ce qui est « des gens qui n’auront rien à perdre », c’est là un qualificatif peu représentatif des centaines de personnes qui vivent depuis des années sur les lieux, tentent de sauver leur terre, et qui se battent contre ce projet qui est une aberration écologique et humaine. Il s’agit en tout cas d’une des plus grosses opérations de « maintien de l’ordre » sur le sol métropolitain de l’histoire de la gendarmerie.

Selon les habitants des lieux, 200 à 300 personnes seraient présentes sur place quotidiennement. Mais au vu du soutien national à la ZAD, nombre d’opposants au projet vont certainement se joindre à la lutte. En 2012, lors d’une précédente tentative d’évacuation, c’était 40.000 personnes selon les organisateurs qui s’étaient réunis sur place pour mettre en déroute le plan du gouvernement, et les escadrons de gendarmerie. Cette fois-ci c’est tout un commando militaire que le gouvernement a prévu. Alors qu’on n’oublie pas le meurtre de Rémi Fraisse, survenu dans les mêmes conditions, et malgré les directives visant à ne pas ternir l’image des forces armées, on ne peut qu’attendre d’elles la violence dont elles sont coutumières.

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