Le point sur les dispositifs que le service national à la sauce Macron viendra remplacer ou compléter.

La Journée défense et citoyenneté (JDC)

Le service militaire disparu, une JAPD (Journée d’appel de préparation à la défense) avait été instaurée. Son but : informer les citoyens sur l’armée, effectuer le recensement et… repérer les cas d’illettrisme. La Journée défense et citoyenneté (ou JDC) l’a remplacée en 2011. Depuis, les jeunes doivent accomplir un « parcours citoyenneté » qui comprend aussi l’enseignement moral et civique, ainsi que l’éducation aux médias et à l’information.

Le service civique

Créé en 2010, le service civique permet à tout jeune de 16 à 25 d’effectuer une mission d’intérêt général. En 2015, François Hollande l’avait rendu « universel » (chaque jeune qui en fait la demande reçoit une mission). En pleine vague d’attentats, c’était une réponse du pouvoir pour davantage de cohésion nationale. Les crédits ont suivi et l’an dernier le nombre de volontaires a atteint 135 000 (presque autant que l’objectif de 150 000). Les volontaires reçoivent 580 euros net par mois.

La garde nationale

Autre réponse aux attentats de 2015, la garde nationale. Celle-ci a explicitement pour mission de « répondre au désir d’engagement de la jeunesse ». Concrètement, il s’agit d’une fusion des réserves des armées, de la gendarmerie et de la police, habillée d’un nom supposé plus fringant, puisqu’il renvoie à la Révolution. La première garde nationale a en effet été créée le 14 juillet 1789, à Paris. Aujourd’hui, la garde nationale est forte de 70 000 hommes et femmes.