Une «prépa» d’officiers au pas de charge (LE COURRIER PICARD)

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Une «prépa» d’officiers au pas de charge (LE COURRIER PICARD)

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Formation

La lieutenante Caroline Petracca, ici lors de la cérémonie de la remise des sabres à Paris, a réussi deux concours d’officiers grâce à la classe préparatoire.

La lieutenante Caroline Petracca, ici lors de la cérémonie de la remise des sabres à Paris, a réussi deux concours d’officiers grâce à la classe préparatoire.

Elle est l’une des personnes mieux placées pour en parler. Après une année passée dans la Classe préparatoire intégrée de la gendarmerie nationale (CPIGN) – elle l’évoquait déjà dans nos colonnes le 3 avril 2017 –, Caroline Petracca, originaire du Compiégnois, a réussi deux des trois concours d’officiers qu’elle a passés. Aujourd’hui lieutenante au sein du Corps technique et administratif, elle l’avoue sans détour : « Sans la classe préparatoire, je n’aurai sans doute pas réussi. C’est une année difficile car on exige beaucoup de nous mais en même temps, on nous met dans les meilleures conditions pour réussir. » Âgée de 26 ans, la jeune femme, titulaire d’un Master en gestion du risque industriel et environnemental obtenu à l’UPJV, avait, d’abord, tenté de passer le concours, seule. Sans succès.

Un fort taux de réussite

«  En arrivant dans la CPIGN, les élèves signent un contrat. Ils sont à la fois militaires (en tant que gendarmes adjoints volontaires) et étudiants et bénéficient ainsi des avantages des deux situations, indique l’adjudant Xavier Mehl, adjoint au chef du Centre d’information et de recrutement (CIT) de la gendarmerie nationale, à Amiens. Cette classe est une belle chance et mérite d’être connue. Trop de clichés sont encore véhiculés sur la gendarmerie, beaucoup de jeunes en ont encore une image vieillotte alors que nous sommes une vraie armée de métiers, parfois pointus, très techniques à l’image de l’institut de recherche criminelle qui est un pôle d’excellence. »

Logés (sur un principe de colocation dans une caserne de la prestigieuse Garde républicaine du VIIe arrondissement de Paris), nourris, blanchis et même rémunérés (à hauteur d’environ 1000 euros, solde et prime d’alimentation confondues), les élèves évoluent dans un cadre magnifique, en partenariat avec l’Institut d’études judiciaires (IEJ) de l’université Panthéon-Assas (Paris II). «  Cela demande du sacrifice, de l’investissement mais au bout on sait qu’on bénéficie de tout ce qu’il faut pour réussir. On se trouvait dans un cocon », souligne la lieutenante Petracca qui bénéficiait d’une bonne discipline de travail, après avoir notamment passé un an au Canada pour ses études. Entre les épreuves orales, écrites et sportives, les charges de travail (environ 1500 heures académiques) sont malgré tout importantes, de 8 à 22 heures, du lundi à vendredi.

Sur les 15 étudiants de la promotion 2017, 12 ont réussi un concours d’officiers. «  Le but de cette classe est de préparer aux concours d’officiers de gendarmerie mais aussi indirectement aux autres concours de catégorie A ou B de tout corps administratif (police, douanes, magistrature, pénitentiaire, etc.), détaille l’adjudant Mehl. Le taux de réussite est de 97 % depuis la création, en 2008, de la CPIGN instaurée en gendarmerie en 2010 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. »

Un bon plan pour ceux qui ont la fibre militaire (mais pas que) à condition de remplir les critères (lire par ailleurs). Les inscriptions courent jusqu’au 15 mai.

BAKHTI ZOUAD

Les conditions à remplir

Être de nationalité française.

Être âgé de moins de 26 ans au moment du dépôt de dossier.

Être titulaire d’un diplôme ou titre conférant le grade de master (ou en cours d’acquisition) ou enregistré au répertoire national des certifications professionnelles au niveau 1.

Avoir un revenu fiscal de référence ne dépassant pas 33 100 euros, être boursier ou demandeur d’emploi.

Plus d’infos dans un Centre d’information et de recrutement de la gendarmerie, sur www.lagendarmerierecrute.fr ou par téléphone au 0 820 220 221. Possibilité de préinscription sur le site. Inscriptions ouvertes jusqu’au 15 mai.