Seine-et-Marne. Des cheffes d’entreprises sensibilisées aux risques liés à la cybercriminalité

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Seine-et-Marne. Des cheffes d’entreprises sensibilisées aux risques liés à la cybercriminalité

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Une délégation de l’association Femmes chef d’entreprise a visité le groupement de gendarmerie de Seine-et-Marne, à Melun. Au programme, une conférence sur la cyberdélinquance.

En Seine-et-Marne, les brigades disposent de correspondants nouvelles technologie pour les affaires liées à la cybercriminalité
En Seine-et-Marne, les brigades disposent de correspondants nouvelles technologie pour les affaires liées à la cybercriminalité

Des gestes simples pour s’éviter des problèmes 2.0. Une quinzaine de dirigeantes d’entreprises seine-et-marnaises avaient fait le déplacement, vendredi 5 octobre, au groupement de gendarmerie de Seine-et-Marne, à Melun pour une visite particulière.  Au programme, une sensibilisation concrète sur les risques liés à la cyberdélinquance.

Donner les clefs

« La cybercriminalité est une thématique primordiale en entreprise, rappelle Nadia Ayadi, la présidente de l’association FCE (Femmes chefs d’entreprises). Cette visite était une opportunité de donner les clefs et bons réflexes à adopter en la matière. » Pour cette sensibilisation, les dirigeantes ont pu bénéficier des conseils du commandant Rodolphe Jean-Gilles, en charge des questions de prévention de la délinquance pour la gendarmerie de Seine-et-Marne.

« Le sujet est vaste car c’est toute la délinquance liée aux nouvelles technologies », pointe-t-il. En entreprises – mais aussi pour les particuliers – « ces nouvelles formes de délinquances sont souvent facilitées par les réseaux sociaux et aboutissent à des escroqueries diverses », insiste le commandant. « L’an dernier, une entreprise sur trois a été confrontée à la cybercriminalité en France pour une facture globale de 6Md €. »

Lire aussi : Ransomware, un chef d’entreprise de Melun victime d’une cyberattaque

Parmi les techniques les plus courantes, le ransomware – piratage de données numériques en échanges d’une rançon – mais aussi le phishing, escroquerie par le biais de faux mails ou sites Internet vérolés qui peuvent aboutir à une usurpation d’identité. « Le gouvernement a lancé un site qui permet aux usagers de vérifier la sécurité d’un mail ( Cliquez ici>>>> https ://ssi.economie.gouv.fr, ndlr) », pointe le gendarme.

Appeler le 17

« Vu l’importance du digital dans l’économie, la prévention des risques est cruciale, estime Laure Figoni, dirigeante d’une entreprise d’e-commerce, implantée à Rozay-en-Brie. Le numérique est une opportunité mais il faut avoir les bonnes armes. » Pour le commandant Rodolphe Jean-Gilles, des gestes simples peuvent parfois suffire à éviter les difficultés.

« Cela commence par un bon mot de passe : il faut varier les caractères et le changer régulièrement », détaille-t-il. Autres conseils, avoir un logiciel anti-virus et un firewall (protection du réseau sur des critères ciblés) voire un logiciel anti-spam et faire les mises à jour. « Il faut toujours se poser la question avant de cliquer et vérifier le nom de domaine. »

Autre conseil évoqué par le militaire, la question des réseaux sociaux. « Il faut sécuriser ses comptes et ne pas trop en dire : comme ne pas poster de selfie à l’aéroport. » Malgré la prudence, si jamais une personne est ciblée, il recommande « de ne jamais céder au chantage, de débrancher l’ordinateur et d’appeler le 17. »

« Dans les brigades du département, des correspondants nouvelles technologies pourront identifier le problème », indique le commandant. En cas de difficultés, ils peuvent ensuite s’appuyer sur deux enquêteurs dédiés aux nouvelles technologies. Pour les missions les plus délicates, la gendarmerie fait appel au service cybercriminalité de la brigade de recherches de Paris.