Référendum d’indépendance en Nouvelle-Calédonie : un Mayennais nous raconte l’ambiance sur le territoire

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Référendum d’indépendance en Nouvelle-Calédonie : un Mayennais nous raconte l’ambiance sur le territoire

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dimanche 28 octobre 2018 à 6:51 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

C’est un scrutin historique qui se déroulera dans une semaine en Nouvelle Calédonie. Les électeurs de ce territoire, dans le Pacifique Sud, sont appelés aux urnes, le dimanche 4 novembre, pour choisir l’indépendance ou bien rester dans le giron de la France.

Le Sud de la Nouvelle-Calédonie
Le Sud de la Nouvelle-Calédonie © Radio France

Meslay-du-Maine, France

Pour France Bleu Mayenne, Yannick Verrier, l’ancien chef de la brigade de gendarmerie de Meslay-du-Maine, témoigne. Il est retraité et vit aujourd’hui dans un petit village calédonien, à 350 kilomètres au nord de Nouméa, la capitale calédonienne.

L’ancien officier ne votera pas, il n’est pas dans la liste électorale spécialement élaborée pour le scrutin : « ça reste calme, dans la vie de tous les jours, quand on se croise. Il y a bien des rassemblements pro-indépendance avec des drapeaux kanaks ici et là. La question, en fait, c’est de savoir si on va conserver tous nos droits et notre liberté de vivre au sein de la France si on devient indépendant. Mais ça fonctionne plutôt bien. De part et d’autre, on appelle au calme. Je ne pense pas qu’il y aura de grosses surprises. Les gens n’ont qu’une envie c’est de vivre ensemble ». 

►►Ecoutez le témoignage de l’ancien gendarme mayennais 

Yannick Verrier évoque la situation en Nouvelle-Calédonie à une semaine du référendum

illustration une fresque représentant Jean-Marie Tjibaou, le leader kanak assassiné en 1989 - Radio France
illustration une fresque représentant Jean-Marie Tjibaou, le leader kanak assassiné en 1989 © Radio France

La Nouvelle-Calédonie a vécu des moments de troubles, d’émeutes meurtrières, dans les années 80. Ni les Kanaks, ni les Caldoches, les descendants des premiers colons, ni les métropolitains ne souhaitent revivre une telle situation. Le référendum ne devrait réserver aucune surprise. Le non est donné vainqueur. La reprise du dialogue, entre communautés, sera crucial pour bâtir l’avenir, sans drame, sans humiliation. L’après-scrutin se joue déjà en coulisse.