Rompant avec les habitudes prises depuis plusieurs week-ends, le cortège des Gilets jaunes a pris la direction de la zone de Chalezeule, samedi dernier, où l’attendaient les gendarmes du Doubs, renforcés par les gendarmes mobiles. La situation a alors dégénéré.

Si les gilets jaunes fustigent régulièrement un excès de zèle, voire des violences policières, côté forces de l’ordre, le bilan médical de cet acte XIII n’est pas vierge. Les affrontements de samedi ont provoqué un traumatisme sonore chez sept militaires. Pour deux d’entre eux, le diagnostic est lourd : tympans crevés. Un huitième gendarme a été légèrement blessé au genou par une pierre.

Des projectiles divers et variés

« On a essuyé des pétards agricoles et des bisons, mais également des tirs de ballast, de grosses billes de verre, des bouteilles vides, ainsi qu’un feu d’artifice, qui a brûlé certains pantalons », précise le général Langlois, commandant de la région de gendarmerie Franche-Comté.

« On essaie d’avoir un usage de la force maîtrisée, mais on s’aperçoit que des manifestants que j’appelle “casseurs et voyous” en profitent », regrette le général. Une nouvelle mobilisation des gilets jaunes est attendue samedi prochain à Besançon ou ses environs, pour l’acte XIV.

W.G.