Le TRÈFLE au fil du temps

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Le TRÈFLE au fil du temps

Le “TRÈFLE”, “Société de Secours Mutuels pour venir en aide aux veuves et aux orphelins des officiers de Gendarmerie”, a été créé en 1906 par le chef d’escadron Eugène BRODY qui commandait à l’époque, à la caserne Schomberg, à Paris, l’École des sous-officiers élèves – officiers. Ses statuts, approuvés par un arrêté signé le 25 juillet 1906 par Georges CLÉMENCEAU, alors ministre de l’Intérieur, définissent, dans leur article 1er, les buts de la   société :

  1. pourvoir aux funérailles des membres participants ;
  2. allouer des secours aux veuves et aux orphelins des membres participants décédés ;
  3. maintenir des relations de bonne camaraderie et établir des liens de solidarité entre les adhérents.

Après 1920, l’adhésion à la société est ouverte à tout officier de gendarmerie, quel qu’ait été son recrutement.

L’accent est alors mis sur l’importance du maintien des liens de camaraderie et de solidarité entre les adhérents, la référence à cet objectif apparaissant avant même l’exposé des buts sociaux du TRÈFLE.

En 1931, le caractère d’unité du corps des officiers de gendarmerie est à nouveau souligné.

En 1966, alors que certains membres contestent la raison d’être du TRÈFLE, en comparant ses prestations à certaines primes d’assurance – vie … un référendum est organisé : 85 % des suffrages exprimés demandent le maintien du TRÈFLE à côté des autres organismes à but social : Maison de la gendarmerie, C.N.G./M.G., etc. Les arguments exprimés traduisent la réalité de l’esprit mutualiste : “L’amitié, le cœur sont plus que l’argent”. “Le TRÈFLE est une association mutualiste, non une caisse d’épargne.” “Son existence constitue un acte de foi dans la solidarité…” “Si les moyens sont trop restreints pour être efficaces sur le plan matériel, du moins la solidarité du corps des officiers vaut-elle d’être cultivée…” C’est dans cet esprit que les statuts sont modifiés en 1976 : à côté du maintien et du développement des liens de solidarité et de fraternité entre les officiers de gendarmerie, premier but de la société, l’accent est mis sur le caractère concret que peut prendre l’assistance aux veuves et aux orphelins, grâce au réseau que les membres du TRÈFLE constituent sur le territoire national. L’action de la société doit revêtir un aspect original et compléter, en la dépassant, celle des autres organismes à but social. Il s’agit avant tout de mettre en application le concept de fraternité d’arme, de manifester des sentiments de courtoisie, de loyauté et de détermination dans la lutte à mener contre l’adversité et de renouer, ce faisant, avec les traditions de la chevalerie.

Après l’assemblée générale du 80e anniversaire de la société, tenue dans le cadre de l’É.O.G.N. à Melun, le 26 octobre 1986, le TRÈFLE devient “Société d’Entraide des Élèves et Anciens Élèves de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale”. Un réseau décentralisé de correspondants est mis en place. La société adhère, aux côtés des autres associations d’officiers de carrière, aux unions de défense des intérêts statutaires des militaires et de leurs familles. Un poste de directeur administratif permanent est créé et le bulletin trimestriel de liaison remplit peu à peu son véritable office. Le TRÈFLE assure le soutien juridique du premier gala des élèves et anciens élèves de l’É.O.G.N., le 26 juin 1987, au château de Versailles.

À l’occasion de l’assemblée générale de mars 1988, Les statuts sont refondus pour les rendre conformes au Code de la Mutualité nouvellement modifié. Dans le même temps, les officiers de réserve de gendarmerie sont admis comme membres honoraires de la mutuelle, de même que les officiers étrangers anciens élèves de l’EOGN.

En 1989, autour de Sainte Geneviève et de l’hommage à nos morts, les associations de la gendarmerie FNRG – SNAAG – UNPRG – TRÈFLE se rassemblent en un comité d’entente informel dont l’objectif est la coordination des actions en commun. La présidence est annuelle et tournante.

Après l’assemblée générale de septembre 1990, on peut dire que le TRÈFLE a pris sa vitesse de croisière :

  • les prestations sont devenues crédibles, grâce notamment à un recours – volontairement limité – à la publicité ;
  • le bulletin trimestriel – qui s’interdit toute polémique – suscite de plus en plus d’intérêt en raison du nombre de sociétaires qui contribuent à sa réalisation par leurs articles et la qualité de leurs réflexions ;
  • la contribution de la mutuelle à l’entretien des traditions et de l’éthique s’affirme ;
  • l’esprit qui anime – ou est sensé animer – les sociétaires, les incitant à se rencontrer toutes générations confondues, est qualifié de RELIANCE .

Cet esprit se traduit aussi par une participation de plus en plus soutenue aux joies et aux peines de chacun. Le logo, qui a vu le jour en mars 1988, à partir du projet du Capitaine André ORHAN, exprime les valeurs que le TRÈFLE s’efforce de promouvoir.

En mars 1995, l’assemblée générale, délocalisée au PRADET (Var)

  • décide d’admettre les officiers de réserve, désormais formés à l’ÉOGN, comme membres participants et de désigner, comme membre du conseil d’administration, le grand prévôt des élèves de L’ÉOGN,
  • adopte le “Code du TRÈFLE” pour tenir lieu de Règlement intérieur de la mutuelle.

En 1998, le commandant de l’ÉOGN rejoint le conseil d’administration, en qualité de membre de droit.

En 2002, l’assemblée générale approuve les statuts, remaniés pour être conformes au nouveau Code de la mutualité, et désormais complétés par le règlement mutualiste. Les prestations attribuées jusqu’alors par le TRÈFLE, selon un barème fixé annuellement par l’assemblée générale, deviennent des soutiens accordés en fonction des besoins. La manière change, mais l’esprit reste le même : solidarité et fraternité demeurent au cœur de l’action de la société.

En 2002 également, il est décidé d’adjoindre au conseil d’administration un membre supplémentaire ayant voix délibérative : la représentante des veuves de sociétaires.

Ainsi, se confirme et se concrétise pour le TRÈFLE, aux côtés des autres organismes sociaux, ce rôle de creuset, de catalyseur d’harmonie, où sont créés et entretenus, entre membres de la grande famille des officiers de gendarmerie, des liens de fraternité, souples, non contraignants mais chaleureux et vivants qui doivent nous attacher à l’institution, dans l’intérêt de tous et de chacun.