Reconversion La seconde vie des militaires

 

La 2e  édition du Forum emploi reconversion réservé aux militaires et gendarmes se tiendra jeudi prochain à Colmar, avec une trentaine d’entreprises et de collectivités qui semblent apprécier leurs « valeurs de rigueur, d’exigence et d’entraide ».

Aujourd’hui 05:05 par N. R. , actualisé Hier à 22:43 Vu 721 fois
L’an dernier, un peu moins de 30 entreprises étaient présentes au 1er Forum emploi reconversion à Colmar.   Archives DNA/Nicolas Pinot
Les emplois à pourvois le sont dans des domaines d’activité très divers : le transport, le BTP, la sécurité, la logistique, l’intérim, etc.

L’an dernier, un peu moins de 30 entreprises étaient présentes au 1er Forum emploi reconversion à Colmar. Archives DNA/Nicolas Pinot

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L’an dernier, un peu moins de 30 entreprises étaient présentes au 1er Forum emploi reconversion à Colmar.   Archives DNA/Nicolas Pinot Les emplois à pourvois le sont dans des domaines d’activité très divers : le transport, le BTP, la sécurité, la logistique, l’intérim, etc.

C’est lors du 1er  Forum emploi reconversion, en mars 2018, que Rémi Alexandre a rencontré son futur employeur, la société Butachimie Chalampé située à Ottmarsheim. Alors gendarme adjoint volontaire, ce jeune homme de 27 ans, affecté à la brigade de Belfort, cherchait à se reconvertir.

Titulaire d’un DUT en gestion logistique et transport, il a séduit la direction de Butachimie. « Ce fut un gros changement pour moi , admet celui qui avait tenté deux fois, sans succès, le concours pour devenir sous-officier. Je n’ai plus d’astreinte, notamment de nuit, pas d’intervention. Mais la rigueur est tout aussi nécessaire dans la recherche d’une solution ».

Et puis Rémi Alexandre ne quitte pas totalement son ancien métier puisqu’il vient de signer un contrat de réserviste…

Du côté de l’entreprise alsacienne, qui fournit 35 % de la production mondiale d’ADN (adiponitrile), l’un des composants du polyamide 6-6, très largement utilisé par les plasturgistes dans la fabrication des pièces destinées à l’industrie automobile, on souligne la qualité d’adaptation de l’ancien gendarme qui a rejoint le service achats. Pour Hervé Humbert, patron du projet de développement de la société qui investit 250 millions d’euros dans l’acquisition d’une toute nouvelle technologie de production de l’ADN, le forum est un bon moyen de démarcher des profils intéressants.

« Ils ont des atouts, ils ne doivent pas avoir peur du privé ! »

Butachimie sera d’ailleurs présente ce jeudi 21 mars. « Les militaires et les gendarmes ont des valeurs que l’on partage , souligne-t-il. La rigueur, l’exigence, l’esprit d’équipe, la motivation, l’entraide, le respect des règles ». « Ils ont des atouts, ils ne doivent pas avoir peur du privé ! », ajoute le responsable de Butachimie.

La reconversion des militaires est un réel défi pour les deux ministères (des Armées et de l’Intérieur) qui doivent chaque année accompagner vers le civil près de 30 000 personnes.

Sur les 155 militaires qui ont quitté l’institution, 94 sont allés au bout de leur parcours de reconversion

À Colmar par exemple, l’antenne Défense mobilité, qui s’occupe essentiellement des militaires des deux régiments de l’armée de terre (152e RI à Colmar et RMT à Meyenheim), a ouvert l’an passé 249 dossiers (dont 32 de conjoints). « Sur les 155 militaires qui ont quitté l’institution, 94 sont allés au bout de leur parcours de reconversion , indique Jacques Sicard, chef de l’antenne.  Et 79 ont été reclassés, dont 18 dans la fonction publique. » Quatorze conjoints ont aussi trouvé un nouvel emploi.

Ce jeudi, plus de trente sociétés et collectivités (Lingenheld, Colas, Securitas, La Poste, institut Saint-Louis, le conseil départemental du Haut-Rhin…) seront présentes lors de cette 2e  édition du Forum emploi reconversion dans les domaines d’activité très divers : le transport, le BTP, la sécurité, la logistique, l’intérim, etc.

Y ALLER Forum emploi reconversion au Cref, 5 rue des Jardins à Colmar, jeudi 21 mars de 9 h à 12 h. Destiné aux militaires de toutes armes ainsi qu’à leurs conjoints.

Gilets jaunes » : après les violences de samedi, la stratégie policière critiquée

 

Plusieurs voix s’élèvent dans les rangs des policiers pour critiquer les choix de la Préfecture de police de Paris. Le gouvernement reconnaît des « dysfonctionnements ».

Par Nicolas Chapuis Publié hier à 20h18, mis à jour à 05h48

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La scène a des tristes airs de déjà-vu. L’avenue des Champs-Elysées s’est à nouveau éveillée, dimanche 17 mars, marquée par les stigmates d’un samedi de violences urbaines. Les nombreuses dégradations sur les magasins de la célèbre artère, ainsi que les traces de départ de feu, témoignaient de la rugosité des affrontements, tout au long de l’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes », entre d’un côté une foule de manifestants venue en découdre, et de l’autre des forces de l’ordre dont l’organisation stratégique fait aujourd’hui débat.

 

Ce sont des rangs même de la police que les critiques les plus virulentes sont montées, au long du week-end. « L’opérationnalisation du maintien de l’ordre a été un échec hier », estime Yves Lefebvre, le patron du syndicat Unité SGP-Police-FO, première organisation au ministère de l’intérieur, qui pointe la responsabilité de la Préfecture de police de Paris, responsable du dispositif. Dimanche soir, le gouvernement a admis des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité et annoncé un renforcement à venir de la doctrine.

« Ils ont fait le choix de la résilience, pour éviter les blessés, au détriment de l’intervention : ça donne une situation catastrophique sur le plan matériel, abonde Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa Police, le troisième syndicat de gardiens de la paix. Est-ce qu’on a eu des blessés graves ? Non. Mais est ce pour autant un maintien de l’ordre réussi ? La réponse est non. » 42 personnes ont été blessées parmi les manifestants, 17 au sein des forces de l’ordre, ainsi qu’un sapeur-pompier.

 

Les troupes chargées de sécuriser la zone ont-elles été trop passives face aux nombreux pillages de magasin et aux actes de vandalisme perpétrés dans le quartier des Champs-Elysées ? « Le dispositif était adapté et conséquent, avec une stratégie habituelle de réactivité, afin de procéder à des interpellations », assure une source policière au sein de la préfecture de police de Paris. 250 personnes ont été placées en garde à vue, dont 21 mineurs. Un chiffre en nette hausse par rapport aux précédents rassemblements de « gilets jaunes », mais en deçà des pics atteints le 1er décembre (412 interpellations) et le 8 décembre (plus d’un millier).

1 500 Black blocs sur les Champs-Elysées

Ces derniers jours, plusieurs alertes avaient été émises par les services de renseignement territoriaux tant sur la forte affluence attendue, que sur le niveau de violence potentiel. 41 unités de forces mobiles (CRS, gendarmes mobiles, et compagnies d’intervention) avaient été mobilisées, ainsi que 51 détachements d’action rapide (DAR), ces unités chargées de se mouvoir prestement afin d’interpeller les casseurs.

 

Aucune déclaration n’avait été effectuée pour la manifestation sur les Champs-Elysées, compliquant le travail des autorités. Par ailleurs, la préfecture de police devait gérer la marche sur le climat, place de l’Opéra, avec plus de 36 000 personnes selon la préfecture et des rassemblements divers, dont un contre les violences policières, et un autre, organisé par les forains, au départ de la porte de Vincennes.

Mais la grande majorité des troupes étaient engagées aux Champs-Elysées, face à des manifestants relevant davantage des Black blocs que des « gilets jaunes » traditionnels. Selon le ministère de l’intérieur, ils étaient au nombre de 1 500 venus se joindre à une foule au profil composite.

La stratégie en question

« Ils sont très organisés, ils savent se mouvoir, ils ont des codes de progression tactique, explique une source policière, spécialisée dans le maintien de l’ordre. Une fois leur méfait commis, ils s’évanouissent dans la nature, tout ça n’est pas improvisé. Il y a d’ailleurs une part très symbolique dans leurs destructions, qui sont connotées. Ils s’en prennent beaucoup aux symboles des valeurs bourgeoises. » Le Fouquet’s, célèbre restaurant de l’avenue, où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire à l’élection présidentielle en 2007, en a d’ailleurs fait les frais, en étant dévasté par les flammes.

Au-delà du choix de réduire au maximum les engagements avec les manifestants, c’est l’ensemble de la stratégie qui est à nouveau interrogée. Un dispositif avait été mis en place autour de l’Elysée, de la place Beauvau, du rond-point des Champs-Elysées et des principales ambassades du quartier, avec douze compagnies de CRS mobilisées. Quelques manifestants ont d’ailleurs tenté de pénétrer dans le périmètre avant de renoncer devant les moyens déployés.

 

« Le jour où on lâche du lest là-dessus, ils s’engouffreront dans la brèche, leur objectif depuis le début c’est d’aller à l’Elysée », explique une source policière à la préfecture de police, pour justifier le maintien d’un fort contingent sur cette zone.

Seuls les escadrons de gendarmes mobiles et les troupes de la préfecture étaient engagés directement face aux manifestants. « En mobilisant les CRS uniquement sur la partie statique, on s’est privé d’une force de frappe, estime Philippe Capon, lui-même ancien CRS. La préfecture s’estime la seule sachante, mais hier sa stratégie a échoué. »

Le choix de la répartition des unités fait débat. « On a eu affaire à des groupes hyper mobiles, on a été d’entrée de jeu dans une situation de guérilla, d’émeute urbaine, pas de maintien de l’ordre, assure Yves Lefebvre. On aurait été beaucoup plus opérationnel avec les CRS. Les gendarmes mobiles sont plus difficiles à manœuvrer. »

Le gouvernement admet des « dysfonctionnements »

Plusieurs voix s’élèvent également au sein de la police nationale pour que les directions des gendarmes mobiles et des CRS, qui fournissent le gros des troupes, soient associées à la conception du dispositif en amont, qui est dessiné par la Direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris.

 

Quatre mois après le début du mouvement des « gilets jaunes », la persistance des dégradations hebdomadaires oblige les autorités à une réaction. « On voit des gens qui n’ont plus peur d’aller frapper des policiers ou des gendarmes », s’alarme une source policière haut placée. De nombreuses images montrent des grappes de manifestants s’en prendre à des fourgons des forces de l’ordre ou à des fonctionnaires isolés. Le sujet dépasse désormais la sphère policière. Une réunion d’urgence était organisée à Matignon, avec les ministres concernés, dimanche en fin d’après-midi.

Au terme de cette réunion, Matignon a admis des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité mis en place samedi à Paris et fait savoir qu’Edouard Philippe ferait des propositions pour l’adapter lundi :

« Notre dispositif avait été profondément adapté à la suite des événements du 1er décembre. L’analyse des événements d’hier met en évidence qu’il s’est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements. Le premier ministre fera ses propositions d’adaptation au président de la République demain à 11 h 30 pour renforcer la doctrine et s’assurer à tout moment de la fermeté de son exécution. Les annonces seront faites dans les heures suivantes. »

 

Centre de Formation de la Gendarmerie de Saint-Astier : la tactique du gendarme depuis 50 ans

Le centre de formation de la Gendarmerie de St Astier forme chaque année près de 15 000 gendarmes en tenant compte de l'évolution de la société / © France 3 Périgords- Emilie Bersars & Bertrand Lasseguette
Le centre de formation de la Gendarmerie de St Astier forme chaque année près de 15 000 gendarmes en tenant compte de l’évolution de la société / © France 3 Périgords- Emilie Bersars & Bertrand Lasseguette

Le centre de formation de la gendarmerie est né quelques mois après les  événements de mai 68, tirant les enseignements des violentes émeutes populaires de l’époque. 50 ans plus tard, les formateurs s’inspirent du mouvement des gilets jaunes pour enseigner aux 15 000 gendarmes stagiaires annuels

Par Pascal Faiseaux

En un demi-siècle la société française a considérablement évolué, et les forces de sécurité ont dû s’adapter à ces évolutions… Après les émeutes de mai 68, le gouvernement a pris conscience d’un retard considérable dans son organisation pour faire face aux manifestations de rue violentes. Equipements inadaptés, manque d’organisation, différence de niveaux entre les compagnies et les hommes, il était temps de s’adapter.

Les forces de gendarmerie ont dû évoluer après les émeutes de 68 / © INA
Les forces de gendarmerie ont dû évoluer après les émeutes de 68 / © INA

Le premier avril 1969 l’ancienne base de soutien de l’armée de l’air de St Astier était transformée en Centre National d’Entraînement des Forces de Gendarmerie (CNEFG). Là seraient uniformisés les niveaux de formation et d’entraînement, pour s’adapter aux besoins de l’époque.

A St Astier le centre de Formation né le 1er avril 1969 a eu pour tâche d'uniformiser les niveaux des compagnies de gendarmerie / © INA
A St Astier le centre de Formation né le 1er avril 1969 a eu pour tâche d’uniformiser les niveaux des compagnies de gendarmerie / © INA

50 ans plus tard, le centre a pris de l’ampleur. Devenu pôle d’excellence européen, il s’étend désormais sur 240 hectares, possède son propre village factice pour les entraînements en conditions réelles. 210 personnes y travaillent en permanence et l’on y accueille chaque année de 13 000 à 15.000 stagiaires venus du monde entier. A côté des forces de l’ordre européennes, on y croise des Marines américains, des saoudiens ou des pakistanais venus étudier les méthodes françaises pour gérer les émeutes, le terme consacré étant “la gestion démocratique des foules”.

En 50 ans le centre de Formation de St Astier a acquis une réputation mondiale... des stagiaires venus du monde entier viennent y prendre des cours de "gestion démocratique des foules" / © INA
En 50 ans le centre de Formation de St Astier a acquis une réputation mondiale… des stagiaires venus du monde entier viennent y prendre des cours de “gestion démocratique des foules” / © INA

En phase avec la rapide évolution de la société, c’est aujourd’hui la crise des Gilets Jaunes qui est étudiée en cours. On y apprend aussi le “bon” usage des armes de défense parmi lesquelles les Lanceurs de Balles de Défense, les LBD dont l’usage fait actuellement polémique.

La gendarmerie tente de s'adapter à toutes les formes d'émeutes civiles, y compris les plus violentes / © France 3 Périgords
La gendarmerie tente de s’adapter à toutes les formes d’émeutes civiles, y compris les plus violentes / © France 3 Périgords

Demain, pour célébrer son demi-siècle d’existence, le CNEFG recevra la visite du ministre de l’intérieur en organisant une cérémonie militaire. L’occasion pour Christophe Castaner de saluer le travail des forces de la Gendarmerie fortement sollicitée ces dernières semaine et la qualité de la formation dispensée à St Astier.

Le centre de formation de la gendarmerie de St Astier a 50 ans
Sur 240 ha, le centre de St Astier accueille désormais 15 000 stagiaires par an, venus parfois du bout du monde. Un pôle d’excellence européen qui tire en ce moment même les enseignements de la crise des Gilets Jaunes. – France 3 Périgords – Emilie Bersars & Bertrand Lasseguette

Attentat de Trèbes : la mère d’Arnaud Beltrame raconte dans un livre la vie de son “petit prince”

  • La mère d'Arnaud Beltrame était présente sur RTL ce mercredi matin
La mère d’Arnaud Beltrame était présente sur RTL ce mercredi matin Capture écran RTL
Publié le , mis à jour
l’essentielPresque un an après les attentats de Trèbes, Nicole Beltrame, la mère du gendarme mort en héros le 23 mars 2018, vient d’écrire un livre retraçant la vie de son enfant. Elle s’est confiée à RTL.

” Je voulais expliquer comment mon enfant est devenu Arnaud Beltrame, l’homme qui s’est dressé contre le mal”. Près d’un an après la mort de son fils, le 23 mars 2018 à Trèbes, sa mère Nicole, publie “C’était mon fils”, un livre écrit en collaboration avec le journaliste Arnaud Tousch.

Depuis les attentats survenus à Trèbes et Carcasonne où quatre personnes ont été assassinées le 23 mars 2018, Nicole Beltrame, la mère du gendarme qui s’est sacrifié dans le super U pour sauver les otages, ne s’économise pas. ” J’ai beaucoup de sollicitations de la part des militaires et des particuliers. Les gens veulent lui rendre des hommages”, explique-t-elle.

Au fil de son récit, les lecteurs découvrent la terrible histoire de cette mère de famille, d’abord battue par le père d’Arnaud, dont elle divorcera quelques années plus tard.  “Mon petit prince prouve qu’en sortant d’une famille cabossée on peut s’en sortir. L’amour et l’entraide donnent énormément de force”, estime Nicole Beltrame. Plusieurs années après sa séparation, cette femme refait sa vie avec un nouveau compagnon, ce dernier décédera dans ses bras d’une crise cardiaque au cours d’une randonnée. ” Une semaine avant les attentats de Trèbes, mon ex-mari, le papa d’Arnaud, s’est également suicidé”, concède-t-elle.

“Cet homme ne représente rien”

Malgré cette terrible nouvelle, Arnaud est présent le jour des attentats. Il a fait preuve d’un remarquable courage. ” Il s’agissait de s’élever contre l’obscurantisme. Et je vais le dire clairement, mettre à mort cette espèce de terrorisme. Je dis bien cette espèce car cet individu agit au nom de rien. Quelqu’un qui amène sa sœur à l’école et qui juste après l’avoir déposée se dit et si j’allais tuer une personne, deux personnes, trois personnes et un pauvre homme derrière son étal n’est absolument rien et ne représente rien ». C’est ce que je pense, l’être humain pour moi c’est autre chose”, écrit-elle dans son ouvrage.

“J’aurais voulu être présente”

“Ce qui me dérange c’est que l’on parle souvent des terroristes, en partageant leurs revendications, nous leur faisons de la publicité. On ne devrait pas en parler de cette façon. On ne devrait pas donner leur nom, montrer leur visage”, observe Nicole Beltrame, qui ne comprend toujours pas pourquoi le délai d’intervention des forces spéciales a été si long. ” Entre la demande d’assaut et l’arrivée du GIGN, 11 minutes se sont écoulées. C’est très long. J’aurais voulu être présente sur place pour écouter Arnaud. Mon fils était très persuasif, il a tenu le coup jusqu’à ce laps de temps”.

Une semaine avant la tuerie, les militaires avaient justement simulé un acte terroriste dans un Super U. “Il a certainement respecté à la règle la procédure répétée ce jour-là”, analyse la mère. Elle termine en s’adressant aux Français : “Soyez heureux, continuez de vivre et ne vous laissez pas faire”.

Nicole Beltrame sera présente dans l’Aude le 23 mars prochain pour rendre un nouvel hommage à son “petit prince”.

“C’était mon fils”, 

A Quimper, un Gilet jaune se jette à l’eau, secouru par un gendarme à son tour secouru par un Gilet jaune

Samedi 9 mars à Quimper, un jeune homme prend peur et se jette dans l’Odet. Un gendarme se jette dans l’eau à son secours…

Un gendarme se jette à l'eau pour secourir un ado qui avait pris peur; il est secouru à son tour par les Gillets .jaunes
Un gendarme se jette à l’eau pour secourir un ado qui avait pris peur; il est secouru à son tour par les Gillets .jaunes (©Marko Sparrow)

Quimper place de la préfecture samedi 9 mars. Lors d’une manifestation des Gilets jaunes un jeune homme encerclé par les forces de l’ordre prend peur et se jette dans l’Odet.

Un gendarme mobile le voyant en danger se jette à l’eau à son tour pour le sortir de là. Un geste courageux, étant donné le courant et la température de l’eau.

L’adolescent secouru a été pris en charge par les sapeurs-pompiers.

Un Gilet jaune blessé

C’est finalement un autre Gilet jaune, Steeve Giampietro, porte-parole ploërmelais du mouvement, qui va tirer d’affaire le gendarme en difficulté en lui tendant la main ou un pied.

Il se trouve que Steeve Giampietro avait lui-même été blessé par une grenade lancée par les forces de l’ordre (entaille profonde à la cheville) une vingtaine de minutes avant l’incident.