A Quimper, un Gilet jaune se jette à l’eau, secouru par un gendarme à son tour secouru par un Gilet jaune

Samedi 9 mars à Quimper, un jeune homme prend peur et se jette dans l’Odet. Un gendarme se jette dans l’eau à son secours…

Un gendarme se jette à l'eau pour secourir un ado qui avait pris peur; il est secouru à son tour par les Gillets .jaunes
Un gendarme se jette à l’eau pour secourir un ado qui avait pris peur; il est secouru à son tour par les Gillets .jaunes (©Marko Sparrow)

Quimper place de la préfecture samedi 9 mars. Lors d’une manifestation des Gilets jaunes un jeune homme encerclé par les forces de l’ordre prend peur et se jette dans l’Odet.

Un gendarme mobile le voyant en danger se jette à l’eau à son tour pour le sortir de là. Un geste courageux, étant donné le courant et la température de l’eau.

L’adolescent secouru a été pris en charge par les sapeurs-pompiers.

Un Gilet jaune blessé

C’est finalement un autre Gilet jaune, Steeve Giampietro, porte-parole ploërmelais du mouvement, qui va tirer d’affaire le gendarme en difficulté en lui tendant la main ou un pied.

Il se trouve que Steeve Giampietro avait lui-même été blessé par une grenade lancée par les forces de l’ordre (entaille profonde à la cheville) une vingtaine de minutes avant l’incident.

Une profanation tous les deux jours en France

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Croix renversées et souillées de symboles nazis au sanctuaire dédié à la Vierge Marie à Saint-Loup (Jura), tombes et chapelle vandalisée au cimetière d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), statues arrachées dans l’église Saint-Géry de Valenciennes (Nord), lustres réduits en miettes et chemin de croix incendié à Saint-Pierre de Pouan-les-Vallées (Aube), classé et datant du XIIIe siècle?

Dans l’indifférence, la France est le théâtre d’une profanation tous les deux jours. Selon une note de la direction générale de la gendarmerie nationale, que s’est procurée Le Figaro, pas moins de 184 dégradations de sépultures ont été recensées l’année dernière, soit à peine dix-neuf de moins qu’en 2008.

Depuis 2005, un lieu sacré est violé tous les deux jours. «Les faits perpétrés dans les cimetières sont pour l’essentiel des dégradations de stèles, d’ornementations et des inscriptions» , note le rapport, qui précise que les profanations recensées par les gendarmes – qui couvrent 95 % du territoire – touchent «très majoritairement des tombes chrétiennes ou des églises ».

Dans les campagnes et en zones périurbaines, quelque 122 cimetières communaux et 34 lieux de culte catholique et 18 monuments aux morts ont été visés en 2009. Pas moins de cinq violations de tombeaux, dont deux exhumations ont été à déplorer.

«Les départements du Bas-Rhin (11 faits), la Somme (9 faits), l’Ille-et-Vilaine (7 faits) et enfin la Gironde, le Gard et les Vosges (6 faits) concentrent le plus grand nombre de profanations», précise le document, qui détaille ainsi une série de périodes à risques.

Ainsi, les profanateurs passent plus volontiers à l’action le 30 avril qui est à la fois l’anniversaire d’Adolf Hitler et de la fondation de l’Église de Satan aux États-Unis.

Des pics sont aussi observés le 31 octobre, fêtes d’Halloween et jour de l’An sataniste, mais aussi lors des dates des solstices et d’équinoxes.

Plus globalement, 50 % des actes de vandalisme se produisent le week-end et sans témoin, ce qui rend les investigations difficiles.

L’année dernière, les gendarmes ont cependant réussi à résoudre une cinquantaine d’affaires et à confondre 106 profanateurs présumés.

En décryptant leur profil, la note de la DGGN révèle que 83 % d’entre eux sont des mineurs et que 79 % sont de sexe masculin. Certains n’ont reculé devant aucune limite, allant jusqu’à improviser le 18 juillet dernier un rodéo à scooter dans la nef moyenâgeuse de l’église d’Échillais, près de La Rochelle, où un Christ en croix du XVIIe siècle gisait au milieu du chœur, démantibulé. Le Figaro

Le nouvel arsenal technologique de la gendarmerie pour lutter contre les malfrats

Le nouvel arsenal technologique de la gendarmerie pour lutter contre les malfrats

Domenjod (CC BY-SA 4.0)

Scan 3D, bulle de communication 4G, base de données anti-cambriolage… Les scientifiques de la Gendarmerie nationale planchent sur de nouvelles solutions pour faciliter le travail des forces de l’ordre sur le terrain.

Gilbert KALLENBORN

Gilbert KALLENBORN

Journaliste

Par L’Obs

Aix-en-Provence (AFP) – L’enquête des gendarmes sur l’affaire “Air Cocaïne”, depuis l’atterrissage suspect d’un jet privé à Saint-Tropez jusqu’au démantèlement d’une organisation internationale d’importation de cocaïne, a subi mardi les assauts de la défense devant la cour d’assises.

Neuf accusés comparaissent pendant sept semaines devant la cour d’assises spéciale à Aix-en-Provence, dont un seul est détenu, Ali Bouchareb, 47 ans, présenté par l’accusation comme le commanditaire de ce trafic de drogue en bande organisée.

“Travail de charlot, de branquignole !” : la défense de cet homme, le seul à risquer la perpétuité car en récidive, a tiré mardi à boulets rouges sur François Segura, le gendarme de la section de recherches de Marseille qui a codirigé l’enquête.

Face aux six magistrats professionnels et à la centaines de tomes jaunes du dossier alignés à leurs pieds, le gendarme, à la retraite après 37 années de service, venait de mettre en évidence “le niveau élevé d’organisation criminelle internationale” de l’équipe “d’Air Cocaïne”.

Ses membres sont tombés après l’interception en mars 2013 en République dominicaine d’un Falcon 50, rempli de 680 kilos de cocaïne, que deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, s’apprêtaient à faire décoller.

La veille, à l’ouverture du procès, MM. Odos et Fauret avaient clamé leur innocence, ce dernier déclarant : “je ne suis ni un délinquant, ni un criminel, je ne fais partie d’aucune bande organisée”.

Pour le gendarme, comme pour le magistrat instructeur, Ali Bouchareb, “un trafiquant international de stupéfiants”, est la pièce centrale du dossier, connu sous le nom de “Rayan” comme l’organisateur des envois de cocaïne en Europe, à l’aide de ses contacts dans les cartels sud-américains.

– Ecoutes illégales –

Son CV joue contre lui : recherché après avoir été condamné à Lyon pour une affaire de trafic de drogue, il est arrêté en 2014 en Espagne en flagrant délit d’importation d’un container où se trouvent 400 kilos de poudre blanche péruvienne.

Les conclusions du gendarme ont été attaquées pendant plus de quatre heures par Me Frank Berton et Me Philippe Screve, les avocats de M. Bouchareb, exploitant l’absence de preuve matérielle irréfutable à son encontre.

“Vous avez identifié neuf +Rayan+ dans la procédure !” ironise Me Berton, exploitant les flous du dossier qui s’appuie en partie sur des pièces de la justice espagnole ou sur la procédure dominicaine, à propos desquelles le gendarme doit admettre à plusieurs reprises son ignorance ou reconnaître des incohérences.

Ce dernier s’est par ailleurs autorisé une remarque à l’égard des services de l’Ocrtis, l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants, saisi initialement de l’enquête et qui n’aurait pas “transmis tout les éléments qu’il aurait dû”.

Avocat des pilotes, Me Antoine Vey a commencé à éreinter la procédure dominicaine, sur laquelle s’appuie en partie l’enquête française : “elle est émaillée d’atteintes au droit et à la défense !”, a-t-il lancé.

Les pilotes se sont enfuis du pays après y avoir été condamnés à 20 ans de prison, tout comme deux autres personnages clé, Alain Castany et Nicolas Pisapia, dont les cas ont été disjoints et qui seront jugés plus tard.

De son côté, le président de la cour Jean-Luc Tournier a salué le “travail considérable” de la gendarmerie. En République Dominicaine, a-t-il souligné, il y a eu “des échanges d’une liberté de parole étonnante à l’audience, des interrogatoires et des contre-interrogatoires”, “l’impression d’un travail extrêmement précis et bien fait”.

Avant de pointer toutefois, lui aussi, deux “choses qui font mal” dans l’enquête française : la présence du visage d’un avocat de la défense sur une planche photo utilisée pour identifier les suspects, et surtout la retranscription illégale d’écoutes de femmes des pilotes avec les avocats de leur mari.

“En démocratie ça ne devrait pas exister”, a cinglé le magistrat. “C’est une erreur fondamentale et regrettable”, a convenu le gendarme.

L'Obs

L’Obs

Gilets jaunes : tympans crevés pour deux gendarmes à Besançon

L’acte XIII des gilets jaunes a laissé des traces du côté de la gendarmerie, mobilisée entre Besançon et Chalezeule, samedi dernier. Sept militaires ont souffert de traumatismes sonores. Deux d’entre eux ont eu les tympans crevés.

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  • Le 14/02/2019 à 05:02
  • Mis à jour le 14/02/2019 à 11:25

Photo HD Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN

Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN Un affrontement bref mais intense a éclaté entre manifestants et gendarmes, samedi dernier aux abords de la zone commerciale de Chalezeule. Photo Franck HAKMOUN

Rompant avec les habitudes prises depuis plusieurs week-ends, le cortège des Gilets jaunes a pris la direction de la zone de Chalezeule, samedi dernier, où l’attendaient les gendarmes du Doubs, renforcés par les gendarmes mobiles. La situation a alors dégénéré.

Si les gilets jaunes fustigent régulièrement un excès de zèle, voire des violences policières, côté forces de l’ordre, le bilan médical de cet acte XIII n’est pas vierge. Les affrontements de samedi ont provoqué un traumatisme sonore chez sept militaires. Pour deux d’entre eux, le diagnostic est lourd : tympans crevés. Un huitième gendarme a été légèrement blessé au genou par une pierre.

Des projectiles divers et variés

« On a essuyé des pétards agricoles et des bisons, mais également des tirs de ballast, de grosses billes de verre, des bouteilles vides, ainsi qu’un feu d’artifice, qui a brûlé certains pantalons », précise le général Langlois, commandant de la région de gendarmerie Franche-Comté.

« On essaie d’avoir un usage de la force maîtrisée, mais on s’aperçoit que des manifestants que j’appelle “casseurs et voyous” en profitent », regrette le général. Une nouvelle mobilisation des gilets jaunes est attendue samedi prochain à Besançon ou ses environs, pour l’acte XIV.

W.G.